annonce archipel Comores Iles soeurs Anjouan Mayotte Iles soeurs
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· ACTUALITES NATIONALES (21)
· RENCONTRES (3)
· INSTITUTIONS (2)
· SOCIETE (1)
· ASSISES NATIONALES (1)
· ACTUALITES INTERNATIONALES (0)
· ACTUALITES Ocean Indien (0)
· CALENDRIER (0)
· ECONOMIE (0)
· UNITE NATIONALE (0)
il y a des similitudes sur ceux que reclament aussi les differentes forces d'oppositiion. mais pour arriver à
Par Anonyme, le 16.06.2021
tout ce qui est dit est vrai sauf que mon partage politique n’est pas le même pour une raison que on connaîtra
Par Anonyme, le 14.06.2021
les amis francais des comores suivent avec la plus grande attention l'evolution de l'archipel, ils considerent
Par HAMED HOULED, le 26.06.2020
les amis francais des comores observent avec admiration le travail gigantesque du president du mouroua dans l
Par HAMED HOULED, le 26.06.2020
il faut bien avouer helas, que ceux qui pratiquent la dictature politique, ceux qui par voie de consequence em
Par HAMED HOULED, le 07.06.2020
· DROIT DE REPONSE DE MONSIEUR DOSSAR
· PEC: PARTI DE COULOIR
· COMMUNIQUE
· REACTION SUR LES PROPOS DE MR FAHMI SAID IBRAHIM
· Les Comores d'Ikililou: Indignation, Humiliation
· LE MOUROUA SOUTIENT LA COORDINATION
· Consensus Historique des partis politiques
· MANIFESTATION
· DECLARATION DE MOUROUA
· LEGISLATIVES 2014: Quels sont les enjeux ?
· Vu de l'étranger, SARKOZY a perdu
· Comores/ Un circuit finacière vicié
· Interview de Said Abasse sur l'actualité national
· L’illégalité de la liquidation de la PNAC
· LE CONSENSUS HISTORIQUE
Date de création : 04.04.2012
Dernière mise à jour :
13.09.2021
51 articles
Le Président
LETTRE OUVERTE
À Son Excellence, Monsieur AZALI ASSOUMANI, Président de la République,
ET
À Son Excellence, Monsieur Mohamed ALI SOILIH, Leader de l’Union de l’Opposition
Objet : La situation politico-sociale qui prévaut à Mayotte
Excellences ;
Le suffrage universel exprimé lors des dernières élections présidentielles de 2016 vous a placés, de fait et de droit, en capacité de rassembler la population des 4 îles constituant l’Union des Comores.
Un tel constat, Excellences, me permet de vous adresser solennellement la présente lettre ouverte, en cette période si particulière.
En effet, pour la deuxième fois après 43 ans de séparation tourmentée, la crise actuelle semble offrir des opportunités nouvelles, génératrices d’une dynamique complexe mais durable, potentiellement porteuse d’un avenir partagé et apaisé de nos 4 îles de 1’Archipel, en dépit des menaces toujours présentes, des tensions diplomatiques affirmées, des graves accusations réciproques, des orgueils tenaces des dirigeants, des fiertés contrariées des nations, ainsi que d’une géopolitique régionale et internationale bien plus exigeante.
La première opportunité historique d’une telle perspective fut ouverte par le président François Mitterrand le 13 juin 1990, lorsqu’il déclara, à Moroni, «qu‘il faut adopter une démarche concrète et pratique pour parvenir à dépasser ce contentieux désagréable entre nous...et prendre les mesures qui permettront une communication et des échanges constants entre Mayotte et les autres, les autres et Mayotte. Qu'il n'y ait plus de barrières dressées, barrières théoriques, mais peu franchissables, entre tous les Comoriens que vous êtes, eux et vous. Et que la France vous aide à retrouver votre très ancienne solidarité. Il est de multiples formes d‘unité, croyez-moi, et nous allons les rechercher ».
Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a rompu récemment avec l’unilatéralisme aveugle de l’ancien gouvernement Balladur et des autres autorités qui se sont succédé durant 25 ans, en reconnaissant que « nous ne règlerons pas durablement la situation de Mayotte sans travailler, sans discuter et sans convenir d’un certain nombre de choses avec les Comores ».
Lors de la conférence du «Consensus historique du 12 avril 2014 », le Mouroua vous avait invité personnellement, en votre qualité respective d’ancien Président de la République et de Vice-Président en exercice, dans le but de proposer, avec les autres forces vives de la Nation, un nouveau modèle institutionnel et économique qui aurait permis d’intégrer le problème de Mayotte dans le cadre d’un véritable projet politique global, garantissant, également, les intérêts bien compris de tous les acteurs concernés.
Il s’agissait, en effet, d’esquisser ensemble les piliers d’un système capable de porter un État de droit, résolument démocratique, qui garantit la liberté inaliénable des citoyens et le vivre-ensemble harmonieux de nos îles autonomes, qui assure la prospérité durable de nos populations, en sachant gérer les ressources pétrolières et gazières potentielles comme un accélérateur prodigieux de développement, et non comme une malédiction sanglante pour ses habitants, dans un environnement de stabilité et de paix, par sa pleine participation à la lutte active et résolue contre le terrorisme.
Je connais l’attachement de chacun de vous à la stabilité ainsi qu’à la paix dans notre Archipel. Je mesure, également, votre grande préoccupation quant au devenir des relations entre nos 3 îles et l’île sœur de Mayotte, et je partage avec vous, comme avec tant d’autres, l’amertume et les profonds regrets des années perdues, avec son lot de morts tragiques, dans le bras de mer qui sépare nos deux îles sœurs, Anjouan et Mayotte.
Ce début d’année 2018 offre un véritable défi à toutes nos générations, à tous les dirigeants d’État concernés, sur notre capacité à identifier, dans la diversité des situations, les particularités de chacune de nos îles, les spécificités des trajectoires de développement suivies au cours de ces 43 dernières années, les moyens de rapprocher les populations, de créer la concorde et de favoriser le développement harmonieux des 4 îles de l’Archipel des Comores.
Un tel défi, aussi complexe soit-il, est autant élevé qu’accessible. Il appelle de nombreux sacrifices dont le premier, le plus noble de tous, serait de démontrer à nos concitoyens, au monde et aux générations futures, notre capacité, non pas à nous surpasser, mais plus encore, à être meilleurs que ce que nous sommes, en écartant dans les faits toutes les formes d’égoïsme politique, en mettant de côté toute entrave à la mobilisation de toutes les intelligences du pays, et en suspendant toute réforme institutionnelle, de nature à accentuer inconsidérément les divisions de la Nation.
]e suis convaincu qu’un tel signal fort serait entendu par le monde entier, y compris par nos frères mahorais, la France et tous les pays amis, et exercerait un effet d’entraînement international puissant, capable d’ouvrir de nouvelles voies institutionnelles à notre Archipel, et sortir tous les acteurs concernés de l’impasse humiliante où, des choix politiques passés, contraires à la marche de l’Histoire, ont plongé politiquement et dramatiquement nos pays.
Dans cette perspective, Le Mouroua :
Veuillez agréer, Excellences, l’assurance de notre respectueuse considération.
Said Abasse DAHALANI